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Rationnalisme (première partie) STM 67

 Le Falcon débarque, certes, et l'image d'Atari renoue enfin avec celle de bon vieux temps: une firme à contre-courant, mais aux machines hors du commun. Mais, voici à peine quelques mois, les ataristes étaient plutôt moroses. Des ventes en stagnation, une machine vieillissante, ne pouvait guère engendrer l'euphorie. En fait, le monde entier semblait snober Atari, sauf quelques artistes et bidouilleurs... parmi lesquels il y a Dave. Or, devant l'apparent immobilisme d'Atari, Dave lui-même a connu des moments de doute, au point de visiter (horresco referens) des magasins de PC! Oui, vous avez bien lu! De cette visite aux enfers, Dave sortira-t-il indemne? Les méchants vendeurs réussiront-ils à lui laver le cerveau et à lui fourguer un compilateur Pascal? Insoutenable suspense...

BIBERONS POUR ATARISTES

En ce moment, mon fils Jamers fait de son mieux pour me déconcentrer en hurlant à ma femme Sandy "Veut bibon!... VEUT BIBON!..." Traduction: "très chère mère, il me serait fort agréable que vous me procuriez un biberon." (De plus, Jamers croit que répéter quelque chose avec force lui donne plus d'importance).

Mais voilà. Jamers (trois ans) a un rhume et se sent vaseux, et hélas, un "bibon" ne lui fera aucun bien. Mais il n'en a cure: depuis des temps immémoriaux pour lui (plusieurs mois), il a l'habitude d'aller au lit après un biberon réconfortant, et il veut ce réconfort.

Ce qui nous amène à comparer Jamers à l'utilisateur moyen d'ordinateur Atari (ou de tout autre marque d'ailleurs). Cet utilisateur a acheté une machine quelque peu marginale et veut être conforté dans l'idée que c'est un bon achat. Cela n'est nullement indispensable, et ne lui apportera aucune aide, tout comme le "bibon" pour soigner un rhume. Mais psychologiquement, l'enfant et l'utilisateur recherchent tous deux une sensation rassurante, chaude et confortable.

Car pendant des années, les utilisateurs ont été bombardés de propagande affirmant qu'il leur fallait le meilleur et le plus rapide des ordinateurs. Ce qui est un but à jamais inaccessible, d'ailleurs, puisque la situation change tous les six mois environ et qu'il y aura toujours plus récent. (Tenez, le portable sur lequel j'écris ceci était considéré comme excellent lorsque Sandy me l'a offert, mais à présent, il y a beaucoup mieux.) Et malheureusement, cette propagande est orientée vers les Mac et les PC, pas vers les Atari. Quand ces utilisateurs ouvrent un magazine "généraliste" d'informatique, ils sont inondés de pubs pour des 486 à 33 MHz, des 386 à 40 MHz, des pré-annonces du processeur P5 (le futur 586) et Dieu sait quoi encore. Il y a des wagons de magazines PC, offrant aussi bien des conseils aux débutants que des cours de programmation en assembleur et en C. (Ce qui est d'ailleurs préférable: vu la nature de l'assembleur du PC, le C est un meilleur langage. Et vous savez en quelle estime je tiens le C.) Les librairies techniques regorgent de livres expliquant le maniement des interfaces utilisateur du PC (il faut bien ça, elles sont remarquablement mauvaises) et celui de centaines de logiciels pour PC (Microsoft affirme réaliser le quart de ses ventes en livres!)

En comparaison, il n'y a guère de périodiques sur le ST, et peu de livres. Ce n'est certes pas le désert, mais on a la sensation d'être à l'écart du marché. Et cela provoque un profond malaise chez les utilisateurs d'Atari, car on leur tend un biberon rempli d'un indigeste lait au PC (du lait bleu, pouah!). Or ils voudraient bien qu'on les réconforte et qu'on leur dise que leur machine est encore belle et bonne. Hélas, Atari est resté longtemps sans sortir de nouvelles machine, et les signes décourageants se sont multipliés. Computer Shopper, revue américaine pour acheteurs de micro-informatique exigeants, a par exemple abandonné sa section sur l'Atari ST, l'une des seules dans la presse généraliste. Je ne dis pas cela pour démoraliser les ataristes, je trouve au contraire naturel de rechercher l'approbation de ses semblables.

Et, n'obtenant pas ce qu'ils veulent, les utilisateurs d'Atari se sont mis à vociférer, à l'instar de Jamers. Je ne voudrais pas être à la place des gens chez Atari qui ouvrent le courrier, où l'on trouve dans le meilleur des cas des suggestions et des plaintes. (Le courrier de Gadgets By Small menace déjà de me noyer.) Sans compter que l'abondance de lait au PC a tendance à décourager les développeurs sur Atari. Lorsqu'on vous fait ingurgiter quotidiennement un régime de Windows-sur-486-c'est-génial, il devient dur de conserver un intérêt pour le ST. Et quand on apprend que Windows a vendu 3 millions d'exemplaires de Windows, il est dur de ne pas vouloir prendre le train en marche (de fait, beaucoup de développeurs ont déjà sauté dans un wagon).

Un chose que les utilisateurs d'Atari voudraient bien voir, par exemple, c'est de la publicité [NdT: aux USA, le coût de la pub et son peu de résultat face aux Américains saturés explique pourquoi Atari préfère ne pas en faire, sauf très occasionnellement]. Pourquoi? En partie pour se voir confirmer qu'Atari est toujours dans la course, mais aussi pour pouvoir affirmer aux copains qu'on a acheté une machine qui n'est ni un Mac, ni un PC, et qu'on en est ravi, et que d'abord, Atari est une grande compagnie, regardez leur pubs... Je soupçonne que la raison pour laquelle tant de possesseurs de ST, qui ne sont donc plus à convaincre, voudraient voir de la pub pour Atari à la télévision, et qu'ils veulent que leurs amis cessent de leur dire "ah oui, la machine de jeux" quand on leur parle d'Atari. Il n'y a là de la part d'Atari un manque de support psychologique, ainsi qu'un manque d'attrait face aux charmes insidieux déployés par les magazines américains pour Mac et pour PC. De même que Jamers tentera d'obtenir un boberon auprès de moi si sa mère ne lui en donne pas, les utilisateurs d'Atari, mûs par un même besoin désespérés d'être rassurés, essaieront d'obtenir quelques consolations auprès des Mac et des PC.

A tel point que j'en suis moi-même victime. La propagande en faveur des Mac et des PC, idéologie dominante de la micro, se fait si insidieuse (elle est probablement subliminale) que je suis parfois tenté, je l'avoue, d'aller voir ce qui se passe dans ce domaine. Et je fais alors une vérification de réalité.

Je sais que c'est idiot, mais périodiquement, je gaspille mon temps à lire des magazines pour Mac et PC. Attention, je sais parfaitement ce que valent certains: au moins deux importants magazines américains, par exemple, proposent aux éditeurs d'acheter un banc d'essai flatteur de leur dernier produit! Et un autre ne publie rien d'autre que les communiqués de presse des companies, façon Pravda (qui, je le rappelle, signifie "vérité"). N'empêche que mon jugement se trouve diminué par ce véritable lavage de cerveau

LECHE-VITRINES

C'est ainsi que tous les six mois à peu près, je l'avoue, je tombe dans le piège des sirènes qui chantent dans tous ces journaux, et je m'en vais "regarder" les PC et les Mac. Mais rassurez-vous: à la fin de la journée, je suis de nouveau convaincu que rien ne vaut le monde Atari. Car en un jour, je vois un incroyable amoncellement de matériels et de logiciels incompatibles, et nombre de vendeurs ineptes! (Le plus nul techniquement d'entre eux fût également le plus gentil, il me confia qu'il venait juste de quitter un emploi de vendeur de résidences de vacances.) Je vous recommande cette expérience de tournée des boutiques informatiques pour réaliser les avantages de nos machines Atari, et pour relativiser les problèmes de la marque.

La première chose que font les vendeurs dans ces boutiques est de jauger votre fortune d'après vos vêtements. Avez-vous l'allure d'un acheteur de système haut de gamme? Moi, je n'ai sans doute pas l'air d'un gros client avec mon jean et mon T-shirt de "Soldier of Fortune" [NdT: "Soldier of Fortune" (mercenaire), magazine pour baroudeurs et amateurs d'armes, très conservateur, vend des T- shirts dont raffolent les anti-conformistes car ils cultivent l'art de la provocation, du genre "Paix... grâce à une puissance de feu supérieure" ou "Quand tu veux, Khadafi!". S'adresser au journal pour les commandes.]

Il me faut donc commencer par secouer un peu les vendeurs en leur lançant des mots de jargon technique comme autant de missiles SCUD, et en m'extasiant sur le confort qu'on éprouve le samedi à sortir sans costard-cravate, loin du bureau. Mon boulot? "Nous faisons des cartes accélératrices pour PC" (presque exact). Mon ordinateur? "Oh, nous utilisons des Mac II FX en réseau avec une LaserWriter NTX." Ils pâlissent un peu et m'éloignent du rayon des clones 286 jetables pour me guider vers celui des 486 musclés.

"Et vous ai-je présenté ma femme Sandy? (qu'ils ont jusqu'alors soigneusement ignoré). C'est la présidente de notre compagnie, et elle gère tout le marketing et les achats de machines. Elle est diplômée en informatique." A ce stade, les vendeurs en sont presque à faire pipi dans leur chaussures. Inutile de dire qu'ils essaient de rattraper le temps perdu avec Sandy. Laquelle leur lance son fameux Regard Enigmatique.

IGOR, ABAISSE LE LEVIER!

Ils m'amènent alors devant une boîte monstrueuse qui pourrait servir d'abri anti-atomique à un 520 ST, et l'allument. Les lumières faiblissent, le ventilateur me décoiffe. Une bonne année plus tard, l'écran s'illumine enfin, et affiche un monceau d'incohérences sur des CONFIG.SYS et autres AUTOEXEC.BAT. Je me prépare au choc, ça y est, la voilà, "C:>", ô exaltante invite!

Eh oui, me voici revenu quinze ans en arrière, à l'époque où le CP/M me lançait son "A:". C'est beau, le progrès. Cela me fait penser à un certain H. G. Wells. La seule analogie qui me vienne à l'esprit pour qualifier ce gâchis, est un V-8 monté sur un patin à roulettes. Bien sûr, c'est très rapide, mais l'utilisateur subit toujours la même ligne de commande grossière et peu ragoûtante. Et qu'on me dise à quoi sert une commande DIR qui fait s'afficher une liste de fichiers défilant si vite à l'écran qu'on ne peut en voir que la fin.

Et peut-on imaginer qu'au lieu de cliquer sur un dossier avec une souris, je dois taper le nom complet de ce sous-répertoire? Je ne peux pas traîner un fichier avec la souris, il faut que je me préoccupe de "chemins" et autres fadaises! Et quand je fais une faute de frappe, ce qui m'arrive souvent, je dois retaper en entier cette stupide ligne! Mais nous sommes retournés à l'âge de pierre! Où sont les cartes perforées, les bandes magnétiques, les tableaux de lampes clignotantes? Où sont passés Robby le robot et les IBM 360? J'ai subi toutes ces nuisances au collège et je ne regrette vraiment pas leur disparition.

Quant à copier un groupe de dossiers, c'est un exercice de pur masochisme. Pour y parvenir, il me faut une demi-heure, un éditeur de texte sophistiqué avec macro-commandes, la redirection des entrées-sorties et quelques tours de passe- passe. Sur ST, bien sûr, il me suffit de sélecter les dossiers à copier avec shift + clic et de les traîner. Et ne me parlez pas de XCOPY: il ne vérifie pas la copie, même si on lui met l'option qui est censée le lui ordonner. J'en ai fait la triste expérience, et j'ai passé une journée à chercher quels fichiers XCOPY avait vérolés.

J'affirme que le roi est nu!

WINDOWS

A ce point, les vendeurs lancent fièrement Windows. Ils espèrent que je vais m'extasier, sans doute parce que je l'ai vu remplir l'écran avec une couleur de fond sans se planter. Hélas, j'utilise quelque chose de bien supérieur depuis 1985, et il m'en faut plus pour m'épater. Windows m'apparaît être une version revue et corrigée par un service de marketing, c'est à dire une mauvaise version.

Loi de Small n°8: aucun bon programme n'est jamais sorti d'une étude de marché, sinon par accident. Demandez donc à quelqu'un qui travaillait chez Atari avant l'arrivée de Tramiel. Et essayez le jeu Pacman sur VCS (!!!).

Loi de Small n°7: les meilleurs logiciels sont des oeuvres d'art amoureusement fignolées, généralement par un à deux programmeurs au maximum.

Windows procure l'inimitable sensation de marcher dans de la boue, qui colle aux chaussures et qui leste chaque pied de 10 kilos. La moindre manip dure une éternité. Il faut fouiller dans des menus rien que pour copier des fichiers. Le pire est que Windows a des réactions lentes. Or, un débutant en marketing informatique vous dirait qu'il est très important qu'un logiciel ait une grande vitesse apparente de réaction. S'il ne tenait qu'à moi, je m'attellerais à la réécriture en pur assembleur de certaines parties de Windows... Je connais bien le genre de code que fait Microsoft, je l'ai débogué bien des fois sur Mac.

(Message personnel pour Darek Michocka, développeur de GEMulator: tu n'es pas mauvais en assembleur, n'est-ce pas? Alors, je t'en prie, viens en aide aux 3 millions de possesseurs de Windows et optimise-le. GEMulator est une idée intéressante, mais ces malheureux ont besoin d'aide, ils vont prendre racine devant leurs PC.)

DURS, LES DISQUES

Je cuisine ensuite les vendeurs quant au disque dur de ce super-PC. Est-il à la norme SCSI, propre et net? Non, au format IDE ou ST-506. Ouais, génial (hummphf). Puis-je en mettre un plus grand? Puis-je mettre plus de deux disques durs dans le PC? Ils n'en savent rien, et je n'en sais toujours rien d'ailleurs. Lecteurs, si vous avez la réponse, contactez-moi! Il me semble qu'il faudrait une deuxième carte d'interface de disque, et les interruptions entreraient alors en conflit. Si vous savez, n'hésitez pas, mes adresses sont en fin d'article.

Comparez cela à votre ST, sur lequel seuls quelques disques particulièrement exotiques ne peuvent se brancher sur l'unité centrale moyennant un tournevis, quelques minutes et le logiciel de formatage d'ICD. En ce qui me concerne, j'ai... voyons... six disques pour le développement de la carte SST et de Spectre, partitionnés en aires de développement et de test. Leur sauvegarde est d'ailleurs cauchemardesque.

De plus, les disques durs du PC sont une source d'amusement et de profit, si si. Mon copain Alex Pournelle gagne sa vie à récupérer des données sur des disques durs endommagés. Il peut remplacer les yeux fermés le circuit intégré qui grille le plus souvent sur les disques Seagate (le circuit de commande du moteur pas-à- pas).

RECUPERATION DE DONNEES

Il y a quelques mois, j'ai passé trois nuits, de 21h à 3h du matin, à récupérer des données médicales cruciales sur le disque dur du PC de mon frère, qui est médecin. Ce fût épouvantable. Apparemment, ce stupide contrôleur de disque dur stocke quelque part les caractéristiques, comme son nombre de pistes, et je n'ai pas réussi à trouver où! Et croyez-moi, j'ai essayé. Et le contrôleur m'interdisait d'accéder au-delà d'un certain point (les données à récupérer étant bien sûr dans la zone interdite). Oui, je connais les RAM statiques CMOS non volatiles des PC-AT ainsi que les logiciels de configuration, mais cela n'a pas marché: ce clone là était incompatible. D'ailleurs, c'était un clone de PC- XT.

Cela représente parfaitement à mes yeux la philosophie du PC: "nous savons mieux que vous ce qu'il vous faut". Le contrôleur refusait de me laisser accéder aux données parce qu'il savait, et impossible de l'en faire démordre. D'ordinaire, je flingue les disques qui sont aussi bornés (j'ai pour cet usage un AK-47 et un M-16, je vous raconterai ça un de ces jours).

Vous savez ce que j'ai dû faire pour résoudre ce problème? J'ai dû lancer un formatage du disque, le laisser tourner sur les vingt premières pistes à peu près, et éteindre le PC. Ceci a eu pour effet de réécrire les tables de paramètres du disque et de me laisser enfin accéder aux données brutes. Il m'a ensuite fallu copier les données secteur par secteur (elle étaient Dieu merci, sur des secteurs contigus) sur un autre disque, puis sur disquette, en utilisant les Norton Utilities en mode "Niveau expert de Monsieur Spock - vous assumez toutes les responsabilités". Enfin, j'ai détruit les données inutiles sur les derniers secteurs. Il m'a fallu aller explorer les tables d'allocation de fichiers, ce qui n'est pas drôle, et c'est pourquoi cela m'a pris tant de temps. Mais j'ai tout récupéré.

Je sais parfaitement que couper le courant au beau milieu d'un formatage glace le sang à quiconque connaît les disques durs. Mais c'est vraiment la seule astuce qui me restait, j'avais littéralement vidé mon sac à malices. J'avais par exemple connecté un second disque au contrôleur, l'avais formaté, puis avait interverti les câbles reliant le contrôleur aux disques pour tenter de tromper ce circuit stupide. J'avais même écrit des programmes pour aller directement modifier les paramètres dans les registres du contrôleur. Tout cela en vain. Machine stupide et bornée!

Sur ST, l'utilitaire SUPEDIT de Supra m'aurait arrangé ce problème en un clin d'oeil. Je crois d'ailleurs ce programme indispensable à tout possesseur de disque dur. Il figure en bonne place dans ma trousse de survie spéciale pour salons informatiques, et c'est l'utilitaire dont je me sers le plus. Très chaudement recommandé!

J'arrête pour ce mois-ci, mais j'accueille déjà volontiers vos réactions.

Traduction et adaptation : Password 90
Titre original : Rationality


Date de création : 16/02/2015 : 09:08
Catégorie : -
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