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CASIO PB-700

Sorti en 1984, le PB-700 a un affichage de 20 caractères sur 4 lignes. Mais cet écran est composé de 5120 points (32x160), ce qui dote le PB700 d'un superbe affichage graphique, qui, avec des fonctions basic, lui permet d'afficher tout type de graphique.
Le PB-700, c'est la réponse de Casio à Sharp qui avait sorti le célèbre PC-1500.
Mais bon, moi je préfere le  qui fût mon second ordinateur de poche PC-1500. biggrin

pb700.jpg

ETAT bon
DOCUMENTATION manuel
ACCESSOIRE carte mémoire OR-4 (4ko)

Caractéristiques

Constructeur CASIO
Modèle PB-700
Année/Prix 1984 / 1662F
CPU ?
RAM/ROM 2,8ko / ?
OS/logiciel basic
Affichage LCD 20 caractères sur 4 lignes
ou 160x32 points
prises
  • 1 connecteur extension pourFA-10
  • 3 emplacement pour carte RAM
Périphérique FA-10 extension comprenant
  • imprimante-table traçante 4 couleurs
  • interface K7
  • lecteur de microK7
Poids 315g avec piles
Dimensions 200x88x23mm
Alimentation
  • 4 piles AA ou R6
  • 1 pile lithium CR1220 pour sauvegarde

l'Ordinateur de poche 20 de janvier-février 1984

Le PB-700 de Casio

Avec quatre lignes d'affichage, de nombreuses fonctions graphiques, avec une table traçante (en option), le PB-700 est un bon dessinateur.

Mais cela ne l'empêche pas de résoudre les problèmes classiques soumis aux ordinateurs de poche.

Le prix de vente de la version de base devrait se situer aux alentours de 1 700 FF ttc.

Signe particulier des graphismes de poche

Le marché des ordinateurs de poche continue à s'agrandir, et chaque nouveau venu se distingue des autres sur un point ou sur un autre. Sous un format réduit (19,8 x 8,7 x 2,4 cm), le PB-700 présente d'intéressantes possibilités graphiques.

Ce poquette possède un écran à cristaux liquides affichant quatre lignes de vingt caractères. Mais cet écran est en réalité composé de 5120 points formant une matrice ininterrompue de 32 x 160.

-Deux touches- à ne pas confondre

Le Basic de la machine permet d'adresser individuellement chacun de ces points, c'est-à-dire d'allumer ou d'éteindre à volonté l'un quelconque d'entre eux. Si ce n'est pas vraiment de la haute définition, cela suffit pour obtenir des effets graphiques très variés.

Le clavier est séparé en deux parties : à gauche un secteur alphabétique " qwerty ", et un pavé numérique à droite. Chacune de ces deux zones possède sa propre touche " fin de ligne " ; touche <- du côté alphabétique et ENTER du côté numérique.

On peut, à première vue s'en étonner. A la réflexion, c'est une solution qui parait astucieuse, et ces deux touches ne font pas double emploi : la première valide tout ce qui concerne la programmation (exécution d'un ordre Basic, écriture, déroulement des programmes...), la seconde valide les calculs manuels.

L'utilisateur évitera ainsi de créer de nouvelles lignes sans le vouloir, car il n'existe pas, sur le PB 700, de distinction entre mode programme et mode calcul.

Le clavier se révèle agréable à l'usage, même si l'on retrouve certaines dispositions (courantes sur les matériels de table) qui ne se justifient pas vraiment sur une machine de format réduit.

C'est ainsi que la touche SHIFT fonctionne exactement comme sur un " gros " ordinateur : elle doit être enfoncée en même temps que la touche dont elle modifie l'action.

Sur le PB-700, SHIFT donne accès à vingt-six des instructions les plus usitées du Basic. Dans la majorité des cas, on retrouve ces instructions placées sur leur initiale (EDIT sur E, RETURN sur R, PRINT sur P, etc.). C'est excellent.

La touche SHIFT étant réservée à l'obtention des instructions Basic il en fallait une autre pour passer de majuscules en minuscules. C'est le rôle de la touche CAPS, qui, elle aussi, n'est active que si elle est enfoncée conjointement avec une autre touche : pour obtenir un " n " minuscule, on doit appuyer sur CAPS et sur N (il est donc impossible ici aussi de procéder avec un seul doigt).

Cela rappelle évidemment le fonctionnement d'un clavier de machine à écrire standard, mais le clavier n'est pas assez large pour une véritable frappe à deux mains, et, de toutes les façons, les touches CAPS et SHIFT ne se retrouvent pas à main droite.

La dactylographie qu'impose le PB-700 contraindra donc ses utilisateurs à changer d'habitudes... s'ils en avaient déjà, bien entendu !

Citons encore les quatre touches fléchées (t, 1, - et -) grâce auxquelles on déplace le curseur sur la ligne en cours d'écriture, INS et DEL (insertion ou suppression de caractères), CLS qui efface l'écran en replaçant le curseur sur la première position de l'afficheur, et ANS (précieux héritage du FX-702 P) qui rappelle le résultat du dernier calcul effectué.

A gauche de la machine, un potentiomètre variable règle le contraste de l'afficheur, et l'on trouve, sur la face arrière, le connecteur (15 broches) destiné au branchement avec l'imprimante / interface cassette FA-10.

L'alimentation de l'unité centrale est assurée par quatre piles bâton de 1,5 V et une pile au lithium évitant la perte d'informations au cours du changement de piles. L'autonomie est d'une centaine d'heures d'utilisation continue (la consommation est alors d'un dixième de watt). Quant à la pile-pastille au lithium, en l'absence d'autre source d'énergie, elle suffit à elle seule pour conserver le contenu de la mémoire vive pendant dix mois dans la version de base de l'ordinateur, et deux mois et demi avec 16 Ko, c'est-à-dire trois modules d'extension.

Le bip est là, -bien là

Dans sa version de base, le PB700 offre en effet 4 Ko de mémoire vive dont, apparemment, 2,8 seulement sont utilisables pour la programmation. Mais il est possible d'étendre cette mémoire jusqu'à 16 Ko par adjonction de modules de 4 Ko, les OR-4 dont l'enfichage dans une trappe située au dos de l'appareil parait fiable (prix de chaque module, environ 450 FF ttc.)

Nouveauté sur un ordinateur de poche Casio, le bip est là, et bien là : BEEP 0 ou 1 donne le choix entre deux tonalités assez bruyantes, il est vrai, mais un bip est fait pour s'entendre, non ?

Les calculs se font sur douze chiffres, dont dix sont affichés (10 + 2 pour l'exposant en notation scientifique).

Cela étant dit, dans un tableau, les variables peuvent âtre déclarées en demi-précision : les calculs se font alors sur cinq chiffres significatifs et la variable n'occupe que quatre octets (au lieu de huit pour un nombre de dix chiffres).

A condition qu'ils ne reprennent pas les mots réservés du Basic tels que IF ou T0, les identificateurs des variables simples peuvent compter deux caractères.

On peut définir des tableaux à une ou deux dimensions : variables numériques, ou alphanumériques comprenant d'un à soixante-dix neuf caractères. C'est l'instruction DIM qui déclare ces tableaux, et elle est complétée par ERASE qui les efface au besoin en tout ou partie.

Comme sur pratiquement tout ordinateur de poche Basic, les calculs s'effectuent selon le système de la notation algébrique parenthésée, et l'on obtient l'affichage du résultat en pressant sur la touche ENTER.

Les messages d'erreurs (il y en a vingt et un au total) sont affichés de façon assez parlante.

Un exemple

" OV error " signale un résultat dépassant la capacité de l'ordinateur (overflow error en anglais) ; on s'y habituera beaucoup plus facilement qu'aux messages du type " error 12 ".

Au chapitre des mathématiques, Bile PB-700 n'est pas préprogrammé pour les calculs de statistique, il comporte bon nombre de fonctions classiques : trigonométrie, logarithmes décimaux et naturels, exponentielles, valeur absolue, MOD (qui retourne le reste de la division euclidienne de deux nombres), RND (nombres pseudo-aléatoires compris entre 0 et 11, etc.

Une fonction SYSTEM indique la mémoire vive disponible, les zones de programme libres et le mode angulaire : 0 pour degré, 1 pour grade, 2 pour radian. Pourquoi ne pas avoir indiqué ces modes en toutes lettres ?

Si les opérateurs booléens AND, OR et NOT sont absents, les fonctions de traitement de chaînes en revanche n'ont pas été oubliées RIGHT$, LEFT$, MID$, LEN, INKEY$, CHRS, VAL...

Des graphismes point par point

On retrouve, comme sur les précédents poquettes Casio, les dix zones de programme (PO à P9) qui constituent un système pratique, GOTO PROG et GOSUB PROG effectuant les branchements d'une zone à une autre.

Le Basic, inscrit en mémoire morte, est riche. C'est ainsi, par exemple, qu'IF (condition) et THEN (test vérifié) sont accompagnés d'ELSE (test non vérifié).

Pour charger rapidement des données dans des variables ou pour en changer le contenu, on dispose de READ-DATA-RESTORE.

Le PB-700 offre douze niveaux de sous programmes et six niveaux de boucles FOR-NEXT.

Existe également un mode trace (TRON/TROFF) grâce auquel on peut suivre l'exécution d'un programme pas à pas.

En ce qui concerne la gestion de l'écran et les graphismes, l'un des points forts de la nouvelle machine, relevons entre autres LOCATE, CHR$, DRAW, POINT...

Ainsi, LOCATE X,Y place le curseur sur la matrice de coordonnées X,Y (X variant entre 0 et 19 et Y entre 0 et 3).

CHR$ permet d'obtenir des symboles inaccessibles au clavier, caractères japonais, caractères graphiques...

Avec DRAW et DRAWC, on éteint ou l'on allume l'un des 5 120 points de l'écran ou l'on trace des droites entre les points dont on précise les coordonnées. La fonction POINT, par ailleurs, teste si l'un de ces points est allumé (elle retourne la valeur 1) ou éteint (valeur 0).

Le Basic du PB-700 permet ainsi de réaliser des dessins, des courbes, des graphiques sur les 5 120 points de l'écran : il y a de quoi faire.

A gauche, quelques-uns des caractères disponibles; à droite, un exemple d'affichage graphique.

La commande PRINT USING permet de formater les sorties ; c'est ainsi par exemple que PRINT USING c ###.##### " donnera un résultat avec trois chiffres avant et cinq chiffres après le point décimal.

Une ligne FOR I = 1 TO 1000 NEXT I est parcourue en 11 secondes (7 secondes sur le PB-100), ce qui est assez raisonnable, mais pourra tout de même se révéler un peu lent pour certaines des applications interactives que permet l'écran.

Le langage-machine, ici, aurait été le bienvenu.

Les lignes de Basic, numérotées de 1 à 9999, s'introduisent dans la zone de programme choisie au moyen de la commande PROG

PROG 5 donne accès à la zone P5 de l'ordinateur. La commande LIST par ailleurs donne la liste des programmes ou des variables en tout ou partie, selon la demande, comme LLIST qui est réservée à l'imprimante. Détail important, ces deux commandes sont entièrement programmables.

Les modifications de programme se font au moyen d'EDIT suivi du numéro de la ligne à corriger.

Ce dispositif est efficace : on peut, par exemple, passer d'une ligne à la suivante ou remonter dans la liste. Pour quitter ce mode, il suffit de presser simplement sur BRK.

Enfin, on peut très commodément supprimer une ou plusieurs lignes, avec la commande DELETE.

Bien utile aussi dans ce domaine, l'existence d'une instruction REM permettant de documenter les programmes.

L'ensemble de ce système, combiné avec le mode " trace ", rend aisées la vérification, la modification et la correction des programmes.

On regrettera parfois que le constructeur n'ait pas prévu un témoin d'exécution des programmes. En effet, si le programme ne se manifeste pas à l'écran, il n'est pas facile de savoir qu'il tourne.

Font défaut aussi les instructions PAUSE et WAIT permettant de régler la durée d'un affichage, mais on les remplace facilement au moyen d'une boucle de temporisation.

L'exécution d'un programme peut être suspendue par STOP et reprise par CONT, ou totalement arrêtée avec BRK, dont la fonction essentielle est de sortir du mode EDIT ou LIST.

Chaque zone de programme peut être protégée par un mot de passe, ce qui empêchera l'utilisateur de modifier involontairement ses programmes. Cela est bien vu. En effet, comme il n'y a pas de mode programme, il suffit de faire des calculs au clavier et d'enfoncer par mégarde la touche <- au lieu d'ENTER pour valider sans le vouloir une nouvelle ligne de programme. Une ligne peut contenir jusqu'à 75 caractères, soit exactement le contenu de l'écran (80 caractères) moins la place réservée à l'affichage du numéro de ligne.

Magnétophone intégré ou -extérieur, au choix -

D'un point de vue esthétique, le PB-700 est une réussite et il donne une bonne impression de solidité. II en va de même pour son périphérique, la FA-10 qui combine, tout en un, une imprimante et une interface cassette (prix, environ 2 400 FF ttc).

Cet accessoire, dans lequel vient s'encastrer l'unité centrale est au format A4 (21 x 29,7 cm) ; il est épais de 4,5 cm et pèse 1,340 kg. Dans la mallette de transport avec laquelle il est fourni, on trouve également un chargeur pour batteries, un câble de raccordement pour magnétophone extérieur, un jeu de stylos, des rouleaux de papier et un manuel d'utilisation. La consommation de la FA-10 peut atteindre 15 W et l'autonomie de l'imprimante est de 1 500 lignes (20 caractères/ ligne) si les accus sont complètement rechargés.

Un logement a été prévu pour recevoir un magnétophone à micro cassettes, le CM-1, connectable à demeure. Si l'on fait le choix de ce périphérique (environ 850 FF ttc), on dispose ainsi d'un ensemble monobloc. Cela dit, il est aussi possible de connecter un magnétophone extérieur.

Un petit haut-parleur intégré, que l'on peut éventuellement débrancher, permet un contrôle auditif des transferts de signaux lors des opérations d'enregistrement ou de lecture. II n'opère toutefois qu'avec le CM-1.

Chose peu courante sur du matériel de poche, deux PB-700 peuvent échanger directement programmes ou données par l'intermédiaire de deux FA-10 reliées par câble. La transmission est assez rapide et les transferts sur les micro-cassettes du CM-1 sont fiables. Les instructions de sauvegarde et de chargement des informations sont les classiques SAVE, LOAD, VERIFY, CHAIN pour les programmes, PUT et GET pour les données.

La table traçante est un peu lourde à programmer

L'imprimante fonctionne selon le même principe que celles qui équipent les PC-1500, TPC-8300, etc., mais la largeur du papier est de 114 mm. C'est une table traçante dotée d'un barillet mobile contenant quatre petites pointes-billes (noir, bleu, vert et rouge) et capable d'imprimer jusqu'à 80 caractères par ligne.

Tout cela est excellent, mais on regrettera une certaine lourdeur dans la programmation de ce périphérique. A titre d'exemple, pour tracer un cercle, il faut d'abord définir le mode graphique par LPRINT CHR$ (128) ; CHR$ (37), puis exécuter la commande LPRINT " C3, 0, 360 " : on trace alors un cercle de rayon 3 à partir de la position courante des stylos (01, et 360 indique l'amplitude de l'angle), ici un cercle complet.

Une fonction CIRCLE x,y,z aurait été bien plus simple pour l'utilisateur...

Cela étant, l'éventail des fonctions graphiques est très large : positionnement de l'origine, tracé de droites brisées (ou non), de carrés, de rectangles, de systèmes d'axes, de pointillés, etc.

On peut également choisir la taille des caractères à imprimer, la couleur, l'orientation (écriture horizontale ou verticale), la distance séparant les signes ou les lignes. Le principe de la programmation reste le même que pour le tracé d'un cercle : on change seulement le nom de la commande 2 l'intérieur des paramètres de LPRINT.

Et ces commandes sont au nombre de 23, ce qui offre beaucoup de possibilités.

Ainsi, à la place du C, on utilise D pour tracer des droites, G pour hachurer l'intérieur d'un rectangle, L pour déterminer un type de pointillé...

Un manuel très bien conçu

Un auto-contrôle (obtenu en plaçant le commutateur PLOTTER sur la position ON et en appuyant sur FEED) permet de vérifier le bon état de la FA-10. Ce périphérique est donc un outil puissant mais assez complexe à piloter. II faudra le pratiquer assez longtemps pour que, l'habitude aidant, il paraisse simple d'emploi

La documentation fournie avec le PB-700 comprend un bon, un très bon manuel de référence (330 pages) qui décrit en détail les différentes instructions et comporte les tables et les index utiles. Également fourni avec la machine, un aide-mémoire récapitulant (essentiel). Pour cet essai, nous n'avons disposé que de la version anglaise de ces documents.

Espérons que la traduction vaudra l'original.

Car le manuel est complet, agréable à consulter et fort bien conçu.

Le PB-700, en version de base, devrait être vendu à un prix voisin de 1 700 FF ttc.


Date de création : 15/02/2015 : 10:29
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